NAB 2017 : Big Data


La start-up clermontoise spécialisée dans les catalogues sémantiques de contenus  dévoile en avant-première la première grande mutation de son produit : nouveau design, moteur de recherche multi-facettes (plusieurs critères de recherche simultanés, chaque critère associé à son propre algorithme de tri) et nouvel API pour connecter d’autres logiciels au catalogue.

Ce catalogue des programmes unique alimente à la fois les outils destinés au grand public (guides de programme, moteurs de recherche et de recommandation) et aux besoins des professionnels de l’antenne (gestion des droits, publicité contextuelle, programmation, statistiques d’audience etc.). La sémantique assure le lien entre toutes les données associées aux programmes, on circule dans le catalogue aussi bien par le nom d’une actrice, une date de diffusion, une chaîne, un produit, un lieu ou encore une phrase prononcée…


IBM expose sa technologie Watson sous la forme d’un service Cloud, baptisé Cloud Watson (AI). Objectif : fournir aux entreprises de nouveaux services d’extraction d’informations à partir de fichiers médias ou de flux live, générant de nouvelles métadonnées et des propositions de contenus personnalisés pour les téléspectateurs.

On met beaucoup de choses derrière l’Intelligence Artificielle, c’est finalement une alliance subtile de traitement du signal (speech-to-text, analyse d’image…), d’algorithmes et de mécanismes utilisés dans les études statistiques, et de fonctionnalités d’apprentissage plus ou moins profond (Machine ou Deep Learning). L’application d’une ontologie broadcast ou média couplée à l’optimisation des procédés et l’allocation de ressources importantes (cluster) font le reste. L’ensemble constitué peut être qualifié de réseau de neurones.

IBM, géant de l’informatique et des services, a rapidement flairé le marché immense concerné par les technologies IA, dans un monde où les entreprises poussent de plus en plus de contenus à travers le Cloud, sans véritable stratégie amont vis-à-vis de l’ingénierie de la connaissance. Ces médias sont alors consommés de façon relativement statique via nos téléphones portables, tablettes, ordinateurs ou autres players multimédias. Le défi consiste –entre autres- à pouvoir identifier des éléments et certains types d’attributs présents dans un flux audiovisuel, de sorte à en extraire des métadonnées susceptibles d’enrichir le contenu concerné. Les complexités de traitement augmentent de façon exponentielle avec le volume de médias…

Partenariat IBM / Adobe : un outil intégré à Premiere Pro CC permettant la recherche de contenus vidéos à partir de mots-clés ou d’objets présents dans une séquence.

Disponible courant 2017, l’offre IBM Content Enrichment Service s’appuie sur des projets antérieurs pour infuser Watson et d’autres technologies cognitives dans leurs solutions vidéo Cloud. À la clé, l’identification des données et leur contexte, mais aussi leur perception. Les capacités cognitives d’AI de Watson proposent une analyse approfondie de la vidéo, puis une extraction de métadonnées comme des mots clés, des concepts, des images visuelles, un ton ou contexte émotionnel. Le système utilise plusieurs API de Watson, y compris l’analyseur de tonalité, la perception de personnalité, la compréhension du langage naturel et la reconnaissance visuelle. En outre, le service utilise les technologies Watson pour segmenter des vidéos en séquences logiques, basées sur des liens sémantiques identifiés.

Les différents modules d’IBM étaient présentés sur le salon, avec autant de cas d’usage, depuis la fabrication automatisée de Closed Captions sur des matchs de tennis, jusqu’au placement de produits et à l’insertion automatique de publicités “adaptées” au programme en cours de diffusion.

Démonstration orientée accessibilité par la start-up française MediaWen, hébergée sur le stand d’IBM. Les technologies de Deep Learning et Watson tournent à plein, pour une production automatisée de sous-titrage multilingue.

La démonstration de Machine Learning d’IBM est convaincante, les noms des joueurs sont détectés de plus en plus rapidement et le taux de faux positifs s’amoindrit au fur et à mesure que les jeux s’enchaînent.

 

 

 

 

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